Plaine Commune Énergie

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Témoignage

habitat public et privé

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  • Philippe Cretaz
  • Directeur du patrimoine

Plaine Commune Habitat compte près de 17 300 logements en 2013, soit une centaine de sites répartis sur les 5 communes de l’agglomération Plaine Commune. Chaque année, Plaine Commune Habitat construit 200 à 300 logements et en réhabilite 500.

Ingénieur de formation, 30 ans d’expérience dans le logement social, Philippe Cretaz, directeur du patrimoine de Plaine Commune Habitat depuis 2007, est en charge de l’entretien des cités et de la gestion des contrats.
www.oph-plainecommunehabitat.fr

Comment les locataires de Plaine Commune Habitat sont-ils chauffés ?

Philippe Cretaz : Le patrimoine est raccordé à 85% environ à un réseau de chaleur. Près de 10% sont au chauffage collectif au gaz. Quant au chauffage individuel, 14% des locataires se sont équipés de chaudière à gaz, et moins de 1% de radiateurs électriques.

Quelles sont vos interventions sur le réseau ?

P C : On gère le secondaire, c’est-à-dire qu’on nous fournit la chaleur, et on réalise les travaux de maintenance et d’amélioration au niveau des appartements. Les travaux sur le réseau de chaleur interviennent uniquement l’été. Des coupures de deux ou trois jours maximum qui nous sont signalées par téléphone, elles font l’objet d’un affichage sur les sites. Cela n’a jamais d’incidence sur le chauffage.

Que pensez-vous du mix énergétique du réseau de chaleur du SMIREC ?

P C : C’est tout l’enjeu de la nouvelle concession. Augmenter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique pour bénéficier d’une TVA réduite. Le syndicat de la géothermie a récemment modifié ses statuts pour permettre une gestion commune des énergies. C’est l’avenir des nouveaux développements urbains.


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Tertiaire et industrie

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  • Emmanuel Foret
  • Responsable des installations techniques

Le centre hospitalier de Saint-Denis est un hôpital public dont l’activité est assurée sur 2 sites : l’hôpital Delafontaine et l’hôpital Casanova. Emmanuel Foret, responsable des installations techniques en assure la maintenance depuis 1991.
www.ch-stdenis.fr

Quels sont les atouts du chauffage urbain pour les hôpitaux Delafontaine et Casanova ?

Emmanuel Foret : J’y vois trois atouts principaux. Tout d’abord, le prix du MégaWattheure est constant. Je peux donc provisionner le coût de la chaleur pour chaque établissement en tenant compte des exigences de la météo et ainsi maîtriser le budget annuel. Ensuite, la souplesse et la fiabilité. En 22 ans, nous avons eu à opérer à peine deux arrêts programmés et n’avons déploré aucune panne technique. Enfin, les sous-stations permettant la distribution de ce réseau de chaleur prennent peu de place, ce qui est appréciable. Ainsi, la sous-station du nouveau centre de périnatalité qui s’étend sur 10 000 m2 produit 5 000 KW et n’occupe qu’un local de 25 m2.

Depuis quand le Centre hospitalier de Saint-Denis est-il raccordé au réseau de chaleur ?

E F : Depuis la construction de la maternité sur le site de l’hôpital Delafontaine, en 1960 ! En atteste notre numéro de compte abonné : 59. Nous étions donc le 59e établissement à nous raccorder au réseau. Ce choix pionnier s’est avéré très pertinent. D’autant que le réseau ne cesse d’évoluer vers un plus grand respect de l’environnement. Il s’adapte également aux nouvelles normes fixées sur la réduction d’émissions de gaz à effet de serre. La chaufferie Bois énergie de Stains est un atout dans le mix énergétique du réseau de chaleur. J’étais présent à la première pierre et à l’inauguration en novembre 2011.

Comment gérez-vous la modulation de la température ?

E F : Je surveille le départ et le retour du secondaire – la circulation de l’eau chaude. 90°C, c’est la température de l’eau chaude envoyée dans nos circuits radiateurs. S’il faut augmenter la température en cas de coup de froid, j’appelle les équipes de Plaine Commune Énergie. C’est souvent fait dans l’heure. Je m’occupe aussi de la climatisation mais les enjeux sont moindres. On peut se passer du froid l’été, on ne peut pas se passer du chauffage l’hiver !


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Aménageurs et promoteurs

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  • Jacques Soucheyre
  • Architecte

Agrandie par l’architecte Jacques Soucheyre, la chaufferie biomasse de Stains a été inaugurée en 2012 après un an et demi de travaux. La centrale de production s’intègre au réseau de distribution de chaleur du SMIREC, second plus grand réseau d’lle-de-France et le quatrième de France.

Quel était le contexte de la réhabilitation de la chaufferie de Stains ?

Jacques Soucheyre : Construite en 1973 dans un quartier alors peu habité, la chaufferie a été agrandie en 2011 pour pouvoir produire de la chaleur à partir du bois, tout en conservant la centrale historique qui fonctionnait au fioul lourd à très basse teneur en soufre. Avec cette extension, il s’agissait de garder en état l’usine fioul afin de pouvoir permuter un jour si nécessaire. Les cuves n’ont donc pas été détruites mais remplies d’eau.

Quelles sont les innovations pour la chaufferie ?

J S : La chaufferie est approvissionée par du bois qui vient de son environnement : un tiers provient de l’élagage des arbres de la ville de Saint-Denis, un tiers des forêts avoisinantes et un tiers des déchets, cagettes, palettes. Les jours de marché à Saint-Denis, une centaine de ces cagettes sont récupérées pour être recyclées. En installant des sasses, nous avons réduits au maximum les nuisances acoustiques et les poussières dues à la rotation des camions qui viennent décharger la matière première. Nous réfléchissons actuellement aux améliorations à apporter encore au fonctionnement de la chaufferie pour en optimiser encore l’intégration dans le tissu urbain.

Comment la chaufferie de Stains s’intègre t’elle aujourd’hui dans la ville ?

J S : Nous avons fait le choix d’habiller l’ancienne usine avec des bardages de bois pour que l’extérieur soit en adéquation avec son activité. Pour renforcer l’image d’une chaufferie écologique, des éléments végétaux ont été ajoutés sur le site. Par ailleurs, nous avons équipé les façades de panneaux réfléchissants. Ils s’éclairent magnifiquement la nuit.

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